La Confession de Foi de l’Eglise
Protestante Evangélique Méthodiste de Narbonne
Cette confession de foi est principalement basée sur les documents
suivants :
1) Les Articles de Foi de l'Eglise Méthodiste (1784) -- préparés
par John WESLEY pour l'Eglise Américaine. Il s'agissait d'un
abrégé des trente-neuf articles de l'Eglise Anglicane
;
2) La Confession de Foi de l'«Evangelische Gemeinschaft» (1962)
-- Ce groupe a fusionné avec l'Eglise Méthodiste en 1968
;
3) La Déclaration de Foi de l'Eglise Evangélique (1968)
-- Ce groupe fut
créé par des églises de l'«Evangelische
Gemeinschaft» qui ont choisi de ne pas fusionner avec l'Eglise
Méthodiste.
A ceci ont été ajoutés des articles sur le fruit
de l'Esprit, les dons spirituels (article 13), la guérison divine
(article 14), le mariage et la sexualité (article 19), ; sujets
que les tendances religieuses et sociales actuelles ont rendus nécessaire.
Article 1 : Dieu La Bible déclare et nous croyons au seul vrai Dieu, saint et
vivant,1 esprit éternel, créateur, seigneur et conservateur
de toutes choses visibles et invisibles.2 Il est infini dans sa puissance,
sa sagesse, sa justice, sa bonté et son amour. Il règne
avec sollicitude et grâce pour le bien et le salut des hommes, à la
gloire de son nom. La Bible déclare et nous croyons que le Dieu unique se manifeste
dans la trinité :3 Père, Fils et Saint-Esprit, différents
mais inséparables, éternellement un en nature et pouvoir. 1 Exode 3.14 ; Deutéronome 6.4 ; 1 Rois 8:60 ; Esaïe 6.3
; 43.10-11 ; Marc 12.29, 32 ; Jean 8.58
2 Genèse 1.1 ; Psaume 103.19 ; Jean 4.24 ; 1 Timothée
1.17 ; Hébreux 1.2-3
3 Matthieu 3.16-17 ; 28.19 ; 2 Corinthiens 13.14 Article 2 : Jésus-Christ La Bible déclare et nous croyons en Jésus-Christ, vrai
Dieu1 et vrai homme,2 en qui la nature divine et la nature humaine
sont unies de façon parfaite et inséparable. Il est la
Parole éternelle devenue chair,3 le Fils unique du Père,
né de la vierge Marie par la puissance du Saint-Esprit.4 Il
a vécu en serviteur, il a souffert et est mort sur la croix.
Il a été enseveli et est corporellement ressuscité des
morts le troisième jour.5 Il est monté au ciel pour être
auprès du Père d’où il reviendra.6 Il est
l’éternel sauveur et médiateur7 qui intercède
pour nous et par lequel tous les hommes seront jugés un jour.8 1 Jean 1.1 ; 10.30 ; Actes 17.3 ; Colossiens 2.9
2 Jean 1.14 ; Philippiens 2.5-8 ; Hébreux 2.16, 17 ; Actes 2.22
; 4.10
3 Jean 1.14
4 Esaïe 7.14 ; Matthieu 1.23
5 Actes 1.3 ; 1 Corinthiens 15.3-8
6 Actes 1.9-11 ; 2.22-24 ; Hébreux 9.28
7 Hébreux 4.14-16 ; 7.25 ; 1 Timothée 2.5
8 2 Corinthiens 5.10 ; Apocalypse 20.11-15 Article 3 : Le Saint-Esprit La Bible déclare et nous croyons au Saint-Esprit, issu1 du
Père et du Fils, ne formant avec eux qu’un seul être.2
Il convainc le monde de péché, de justice et de jugement.3
Il conduit les hommes par la foi en l’Evangile à entrer
dans la communion de l’Eglise. Il console et fortifie les croyants,
les remplit de sa puissance, les sanctifie et les conduit dans la vérité.4 1 Jean 14.16-17 ; 15.26-27
2 Actes 5.3-4
3 Jean 16.8-11
4 Jean 14.26 ; 16.7, 12-13 Article 4 : Les Saintes Ecritures Nous croyons que les Saintes Ecritures sont intégralement et
pleinement la Parole de Dieu écrite, inspirée et exempte
d’erreurs.1 Elles seules contiennent la volonté de Dieu,
autant qu’il nous est nécessaire de la connaître,
indispensable à notre salut. Avec l’aide du Saint-Esprit,
elles doivent être acceptées comme règles et guides
de foi et de vie. Ce qu’elles ne révèlent ou ne
stipulent pas ne peut être érigé en article de
foi, ni en enseignement indispensable au salut.2 Par « Saintes
Ecritures », nous entendons les soixante-six livres canoniques
de l’Ancien et du Nouveau Testament. Dans l’Ancien aussi bien que dans le Nouveau Testament, la vie éternelle
est offerte aux hommes par Christ, qui étant à la fois
Dieu et homme, est le seul médiateur3 entre Dieu et les hommes.
Bien que les chrétiens ne soient pas obligés de garder
les cérémonies et rites de l’Ancien Testament4
ils ne sont pas pour autant exempts de l’obligation de garder
la loi morale.5 1 Matthieu 5.18 ; 2 Timothée 3.15-17 ; 2 Pierre 1.19-21
2 Galates 1.8-9 ; Apocalypse 22.18-19
3 1 Timothée 2.5
4 Galates 3.11, 24-25 ; 4.9-10 ; Colossiens 2.16
5 Matthieu 22.37-40 ; Jacques 2.8 ; 1 Timothée 1.5 Article 5 : Le péché, la grâce prévenante
et le libre arbitre La Bible déclare et nous croyons que par la transgression d’Adam
l’homme a perdu sa justice originelle1 et que, abstraction faite
de la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, il est dépourvu
de sainteté et enclin à la méchanceté.2
S’il n’est pas né de nouveau, l’homme ne peut
pas voir le royaume de Dieu.3 Par ses propres efforts et sans la grâce
divine, l’homme ne peut accomplir d’œuvres bonnes,
que Dieu puisse agréer et accepter. La Bible déclare encore que l’homme est un être
moralement libre et qu’il est responsable pour son destin éternel,
et que, influencé et rendu capable par le Saint-Esprit et moyennant
la grâce prévenante de Dieu,4 il est capable d’exercer
en toute liberté sa volonté de faire le bien et cela à la
gloire de Dieu.5 1 Ephésiens 2.1 ; Romains 3.10-18, 23 ; 5.12-19 ; 1 Corinthiens
15.22
2 Genèse 6.5 ; Psaume 51.5 (7) ; 58.3 (4)
3 Jean 3.3-7
4 Romains 2.4 ; Tite 2.11
5 Actes 17.24-28 ; Romains 5.15-21 ; Philippiens 2.13 ; Ephésiens
2.8-9 Article 6 : La réconciliation par Christ La Bible déclare et nous croyons que Dieu a réconcilié le
monde avec lui-même en Christ. Le sacrifice apporté volontairement
par Jésus-Christ sur la croix est le sacrifice parfait et suffisant
pour les péchés du monde entier, sacrifice qui délivre
l’homme de tout péché, si bien qu’aucune
autre expiation n’est plus exigée. Jean 19.30 ; Actes 4.12 ; 1 Timothée 2.6 ; 4.10 ; Hébreux
7.26-27 ; 9.13-14, 26 ; 10.10-14 ; 1 Jean 2.2 Article 7 : La justification et la nouvelle naissance La Bible déclare et nous croyons que nous ne sommes jamais
considérés comme justes devant Dieu en raison de nos
propres œuvres ou mérites,1 mais que, par la seule foi
en notre Seigneur Jésus-Christ et en vertu de son sacrifice
sanglant et expiatoire, les pécheurs repentants sont réconciliés
avec Dieu, justifiés devant Dieu et considérés
comme justes2 par Dieu. La régénération3 ou la
nouvelle naissance est le renouvellement de l’homme en vue de
la justice par Jésus-Christ, par la puissance du Saint-Esprit,
grâce à laquelle nous participons à la nature divine
et faisons l’expérience du renouvellement de la vie. Ceci
est la sanctification initiale. Par cette nouvelle naissance le croyant
devient un enfant de Dieu, reçoit l’esprit d’adoption,4
et devient un héritier du royaume des cieux. Le Saint-Esprit
rend témoignage de cette œuvre gracieuse5 et donne immédiatement
au croyant régénéré l’assurance qu’il
est passé de la mort à la vie, que ses péchés
sont tous pardonnés et qu’il est un enfant de Dieu. 1 Esaïe 64.6 ; Galates 2.16
2 Ephésiens 2.8-9 ; Romains 4.3-5 ; 5.1-2 ; Galates 5.5-6
3 Tite 3.5 ; 2 Corinthiens 5.17 ; Jean 1.12
4 1 Jean 3.1 ; Romains 8.15 ; 2 Corinthiens 6.18
5 Romains 8.14-16 ; Galates 4.4-7 Article 8 : La sanctification et la perfection chrétienne La Bible déclare et nous croyons que la sanctification commence à la
nouvelle naissance et est l’œuvre de la grâce divine
par la Parole et l’Esprit qui purifient du péché les
pensées, les paroles et les actes de ceux qui sont nés
de nouveau, et les rendent capables de vivre selon la volonté de
Dieu1 et d’aspirer à la sanctification sans laquelle personne
ne verra le Seigneur.2 L’entière sanctification est un état de parfait
amour, de justice et de vraie sainteté que tout croyant né de
nouveau peut atteindre par libération de l’emprise du
péché, ce qui rend capable d’aimer Dieu de tout
son cœur, de tout son esprit et de toutes ses forces, et son prochain
comme soi-même.3 Ce don de la grâce peut être obtenu
en cette vie de façon instantanée. Il est cependant précédé et
suivi d’un travail progressif du Saint-Esprit. Les conditions
pour le recevoir sont une consécration totale de l’être
tout entier à Dieu, la mort totale au péché, et
la foi dans le sacrifice de Jésus-Christ au Calvaire.4 Tout
enfant de Dieu devrait le rechercher sérieusement. Cette expérience de l’entière sanctification ne
délivre ni des faiblesses, de l’ignorance et des erreurs
inhérentes à l’être humain, ni de la possibilité de
continuer à pécher. On est libéré afin
de pouvoir expérimenter une croissance continue de connaissance
divine, de force spirituelle et de bonnes œuvres à la gloire
de Dieu.5 Le chrétien doit toujours se garder de l’orgueil
spirituel. Il recherchera la victoire sur toute tentation de péché.6
Il s’en suivra une vie de perfection chrétienne qui consiste
en une pureté telle que celle de Jésus,7 avec comme résultat
la même manière de penser que lui et la capacité de
vivre comme lui aussi a vécu.8 1 Actes 15.8-9 ; Romains 6.6 ; 8.1-4 ; 1 Thessaloniciens 5.23-24
2 Hébreux 12.14
3 Matthieu 22.37-38 ; Galates 5.22-23 ; 1 Pierre 1.22 ; 1 Jean 1.9
4 Romains 6.1-2, 11-14 ; 12.1-2
5 Hébreux 12.10-15 ; Philippiens 2.1-5
6 1 Corinthiens 10.13 ; Colossiens 1.9-14
7 Matthieu 5.48 ; 1 Jean 3.3 ; Romains 8.29 ; Colossiens 1.28 ; 1 Pierre
5.10
8 Philippiens 2.2, 5 Article 9 : Le péché après la justification La Bible déclare et nous croyons que tout chrétien est
appelé à marcher selon l’Esprit dans l’obéissance
et la foi.1 Tout péché commis volontairement après
la justification n’est pas forcément le péché irrémissible
contre le Saint-Esprit. Aussi la grâce de la repentance ne doit-elle
pas être contestée à ceux qui retombent dans le
péché après leur justification. Après avoir
reçu le Saint-Esprit, nous pouvons nous départir de la
grâce qui nous a été accordée, retomber
dans le péché, et par la grâce de Dieu, par la
repentance et la foi, être relevé encore et ramené à la
justice et à la sainteté véritable.2 Il faut donc
condamner l’opinion de ceux qui affirment ne plus pouvoir pécher
leur vie durant, et celle de ceux qui nient la possibilité du
pardon pour quiconque se repent sincèrement de ses péchés.
Cependant, celui qui persiste volontairement dans le péché et
qui refuse de se repentir, endurcissant son cœur, ne peut pas
prétendre à la vie éternelle, quel que soit l’expérience
qu’il a eu ou qu’il pense avoir eu.3 1 Galates 5.16, 25 ; Philippiens 1.6 ; 2.12 ; 1 Jean 1.7
2 Galates 6.1
3 Hébreux 6.1-6 ; 10.26-31 ; Matthieu 7.21-23 ; 18.15-35 ; Galates
5.4, 19-21 ; 1 Corinthiens 6.9-10 Article 10 : Les bonnes œuvres La Bible déclare et nous croyons que des œuvres bonnes
sont les fruits indispensables de la foi et qu’elles suivent
la nouvelle naissance.1 Mais elles ne sont pas capables d’effacer
nos péchés ou de détourner le jugement divin.2
Nous croyons que les œuvres bonnes que Dieu, en Jésus-Christ,
peut agréer et accepter, ont leur source dans une foi vraie
et vivante, car, par elles, la foi se manifeste de façon visible
comme un arbre est connu par son fruit.3 On ne peut enseigner sans imposture et impiété qu’il
y ait des œuvres surérogatoires, c’est-à-dire
des œuvres volontaires à côté, en plus et
au dessus des commandements de Dieu. Par une telle prétention
l’on présume rendre à Dieu non seulement ce qu’on
lui doit, mais encore, et par pur amour, quelque chose de plus. Christ
a dit au contraire expressément : « Quand vous aurez fait
tout ce qui vous est commandé, dites : Nous sommes des serviteurs
inutiles ».4 1 Ephésiens 2.10
2 Galates 2.16
3 Matthieu 12.33 ; Jacques 2.17-18 ; 3.10-13 ; Philippiens 1.10-11
; Jean 15.1-8
4 Luc 17.10 Article 11 : L’Eglise La Bible déclare et nous croyons que l’Eglise chrétienne
est la communauté de tous les vrais croyants nés de nouveau
qui se placent sous la souveraineté de Christ. Nous croyons
qu’elle est une, sainte, apostolique et universelle. Elle est
la communauté au sein de laquelle la Parole de Dieu est prêchée
par des personnes appelées par Dieu, et où les sacrements
sont administrés correctement selon les ordonnances de Christ.
Sous l’influence du Saint-Esprit, l’Eglise sert à l’adoration
de Dieu, à l’édification des croyants et au salut
du monde.1 L’Eglise n’est ni divisée par le fait
qu’il existe plusieurs groupes chrétiens avec des confessions
différentes ni unifiée par le moyen de l’unification
des organismes ecclésiastiques, car il ne peut jamais être
plus qu’un vrai corps de Christ et sa liste de membres se trouve
au ciel et non pas sur la terre.2 Il est de la responsabilité de
l’Eglise et de chaque membre de celle-ci d’obéir à la
grande mission de Christ d’atteindre le monde entier avec l’évangile.3 Les enseignements de l’Eglise romaine concernant le purgatoire,
l’absolution, le culte et l’adoration des images et des
reliques, l’invocation des saints, sont de vaines inventions,
qui, loin d’avoir quelque fondement dans l’Ecriture Sainte,
sont en contradiction avec la Parole de Dieu. 1 Actes 2.41-47 ; 1 Jean 1.7 ; Romains 1.18, 21 ; 1 Corinthiens 12.12-13
; Colossiens 1.18
2 Ephésiens 4.4 ; Hébreux 12.23
3 Matthieu 28.18-20 ; Marc 16.15 ; Luc 24.47-49 ; Jean 20.21-22 ; Actes
1.8 Article 12 : Les sacrements La Bible déclare et nous croyons que les sacrements institués
par Christ sont symboles et gages de la confession chrétienne
et de l’amour de Dieu envers nous. Ce sont des moyens de grâce,
par lesquels Dieu agit en nous de manière invisible, et par
lesquels il anime, fortifie et confirme notre foi. Jésus-Christ,
notre Seigneur, a instauré deux sacrements, le baptême
et la sainte-cène. Le baptême1 signifie l’entrée dans l’univers
de la foi ; il est un symbole de la repentance et de la purification
intérieure de tout péché ; il est une représentation
de la nouvelle naissance en Jésus-Christ et un signe de la qualité de
disciple de Christ et il doit être administré à ceux
qui ont personnellement reçu Jésus-Christ comme leur
Sauveur et Seigneur. La sainte-cène2 est une représentation de notre salut,
une commémoration des souffrances et de la mort de Christ, un
signe de l’amour et de la solidarité des chrétiens
avec Christ et entre eux. Ceux qui, correctement, dignement et dans
la foi mangent le pain rompu et boivent la coupe bénie, participent
de manière spirituelle au corps et au sang de Christ, jusqu’à ce
qu’il vienne. Le sacrifice de Christ, fait une fois pour toutes,3 accomplit la rédemption,
la propitiation et la satisfaction parfaites pour tous les péchés,
originels ou actuels, du monde entier. Et il n’y a pas d’autre
satisfaction pour le péché. Aussi le sacrifice de la
messe, dont on dit communément que le prêtre y offre Christ
pour les vivants et pour les morts en vue de la rémission de
leur peine ou de leur péché, n’est-il qu’une
fiction blasphématoire et une dangereuse tromperie. 1 Matthieu 28.19-20 ; Actes 2.38-41 ; 8.36-39 ; 16.30-33 ; Romains
6.3-4
2 Luc 22.19-22 ; 1 Corinthiens 11.23-29
3 Hébreux 9.12 ; 10.10 Article 13 : Le fruit de l’Esprit et les dons spirituels La Bible déclare et nous croyons que le fruit de l’Esprit,
dans tous ses aspects, doit être évident dans la vie de
tout chrétien qui grandit dans la foi.1 L’Esprit de Dieu
distribue ses dons à chacun en particulier comme il veut. Chaque
chrétien, né de nouveau, reçoit au moins un don
spirituel et personne n’a tous les dons. Les dons sont pour l’utilité commune
et doivent contribuer à l’édification et à l’unité de
l’Eglise.2 Le fruit de l’Esprit et une vie sainte, plutôt
que quelconque don ou manifestation de l’Esprit, sont la preuve
de la maturité spirituelle et d’une vie remplie de l’Esprit.3
Les listes du fruit de l’Esprit et des dons spirituels sont représentatives
et non exhaustives. 1 Galates 5.22-23 ; Ephésiens 5.9
2 Romains 12.3-8 ; 1 Corinthiens 12 - 14 ; Ephésiens 4.1-16
; 1 Pierre 4.10-11
3 Matthieu 7.16-20 ; 1 Corinthiens 1.7 ; 3.1-2 ; 12.4-5, 11 ; Galates
5.22-25 Article 14 : La guérison divine La Bible déclare et nous croyons que Dieu est capable de guérir
et que nous devons prier pour ceux qui sont malades. La guérison
ne peut être exigée de Dieu, mais elle peut être
demandée selon les instructions dans l’épître
de Jacques. Dieu guérit de trois façons: 1.) par le moyen
des processus naturels du corps humain qui peuvent être assistés
par l’aide médicale, 2.) par le moyen de l’intervention
instantanée de Dieu qui apporte la guérison au corps,
et 3.) par le moyen de la mort et de la résurrection du corps à un état
glorifié. Jacques 5:13-16 Article 15 : Le jour du Seigneur La Bible déclare et nous croyons que le jour du Seigneur est
institué par Dieu pour le culte personnel et public, pour le
repos par la suspension de travaux non-indispensables ; qu’il
devrait être consacré à la croissance spirituelle, à la
communion fraternelle et au service chrétien. Il rappelle la
résurrection de notre Seigneur et est l’image de notre
repos éternel. Le jour du Seigneur est essentiel pour la continuité et
pour la croissance de l’Eglise chrétienne. Il contribue
aussi, de façon importante, au bien public. Matthieu 28.1 ; Actes 20.7 ; 1 Corinthiens 16.2 ; Hébreux 10.25
; Apocalypse 1.10 Article 16 : Le culte public La Bible déclare et nous croyons que le culte est le devoir
et le privilège de l’homme qui s’incline en présence
de Dieu dans l’adoration, l’humilité et le don de
soi.1 Nous croyons que le service divin est essentiel à la vie
de l’Eglise et que la réunion du peuple de Dieu pour un
tel culte est nécessaire à la communion fraternelle et à la
croissance spirituelle.2 Nous croyons que l’ordre du culte ne doit pas être partout
le même, mais qu’il peut être adapté par l’Eglise
aux circonstances et aux besoins des hommes. Lors du culte on utilisera
une langue et une forme compréhensibles par tous, dans le sens
des Saintes Ecritures, pour l’édification de chacun et
en accord avec le règlement de l’Eglise. 1 Psaume 95.1-2, 6 ; Ephésiens 5.19
2 Ephésiens 4.11-16 ; 1 Thessaloniciens 5.11 Article 17 : Le retour de Christ La Bible déclare et nous croyons que l’avènement
de Jésus-Christ sera un retour corporel sur la terre et que
toutes les prophéties concernant sa victoire finale et complète
sur le mal s’accompliront. La foi dans le retour imminent de
Christ est une espérance raisonnable et édifiante pour
le peuple de Dieu. Actes 1.9-11 ; 1 Thessaloniciens 4.15-18 ; Tite 2.11-13 Article 18 : La résurrection, le jugement et l’au-delà La Bible déclare et nous croyons qu’il y aura une résurrection
des justes et des injustes.1 Tous les hommes sont sous le jugement
juste de Dieu.2 La Bible enseigne aussi un état éternel
des récompenses dans lequel vivront éternellement au
ciel ceux qui sont sauvés,3 et un état de punition sans
fin en enfer pour ceux qui ne sont pas sauvés.4 1 Matthieu 22.23-32 ; Actes 24.15
2 Ecclésiaste 12.14 ; Jean 5.22 ; Actes 17.31 ; 2 Corinthiens
5.10
3 Esaïe 35.8-10 ; Luc 14.13-14
4 Matthieu 25.41 ; Apocalypse 20.11-15 ; 21.8 Article 19 : Le mariage et la sexualité La Bible déclare et nous croyons que le plan de Dieu est que
les êtres humains vivent leur sexualité dans le cadre
du mariage qui est l’union, devant Dieu et devant les autorités
civiles, d’un homme et d’une femme.1 Les relations sexuelles
en dehors du mariage, réelles (telles que le concubinage, l’adultère
et les relations homosexuelles) ou virtuelles (telles que la pornographie
ou le “cybersex”), sont incompatibles avec la vie chrétienne.2
Elles ne peuvent avoir la bénédiction de Dieu. Ceux qui
pratiquent de telles choses ne sont pas en mesure d’être
membres, pasteurs ou d’avoir d’autres responsabilités
dans l’Eglise de Jésus-Christ. Cependant, s’ils
se repentent de leurs péchés, ils peuvent être
pardonnés et avoir leurs vies transformées par la puissance
de Dieu qui leur permettra de sortir de leur ancien style de vie pour
vivre une vie de pureté.3 Dieu peut appeler cependant certains à une vie de célibat.
Dans ce cas, il donne la grâce de vivre une vie de pureté et
de chasteté.4 La loi de Dieu n’ordonne nulle part aux
pasteurs de faire vœu de célibat. Il leur est loisible,
comme à tous les chrétiens, de se marier, s’ils
jugent le mariage favorable à leur piété.5 1 Genèse 2.18-24 ; 1 Corinthiens 7.2
2 Jean 4.17-18 ; Exode 20.14 ; Matthieu 5.27-28 ; Galates 5.19 ; 1
Corinthiens 6.9-10 ; Lévitique 18.22-23
3 1 Corinthiens 6.9-11
4 1 Corinthiens 7.8-9
5 1 Corinthiens 9.5
Article 20 : Le chrétien et la propriété La Bible déclare et nous croyons que toutes choses appartiennent à Dieu
et que la propriété personnelle est un bien légitime
et saint, confié par Dieu. Elle doit servir à la pratique
de l’amour chrétien et de la générosité,
et au soutien de l’œuvre missionnaire de l’Eglise
dans le monde. Toute propriété, privée, commune
ou publique, sera considérée comme bien confié afin
d’être géré de façon responsable sous
la souveraineté de Dieu au bénéfice de l’humanité. Exode 19.5 ; Lévitique 25.23 ; 1 Chroniques 29.14 ; Psaume
24.1 ; Ephésiens 4.28 Article 21 : Les autorités civiles La Bible déclare et nous croyons que les autorités civiles
tiennent leurs pouvoirs légitimes du Dieu souverain. Comme chrétiens,
nous reconnaissons les autorités, sous la protection desquelles
nous vivons.1 Nous croyons qu’elles doivent agir sur la base
des droits de l’homme pour le respect desquels elles sont responsables
devant Dieu. Nous croyons qu’en général la guerre et l’effusion
de sang sont contraires à l’Evangile et à l’Esprit
de Christ. Néanmoins il peut arriver que la guerre soit l’alternative
déplaisante pour préserver les gouvernements ordonnés
dans le monde. Nous croyons qu’il est du devoir des citoyens
chrétiens de donner à leur gouvernement respectif force
et orientation morales par une vie honnête et pieuse.2 1 Matthieu 22.17-21 ; Romains 13.1-10 ; 1 Pierre 2.13-14
2 Tite 2.11-12 ; 3.1
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